L’industrie automobile est un important maillon de l’économie canadienne. Elle compte pour 12 % du PIB de la production manufacturière canadienne. Les ventes totales sont estimées à 150 milliards de dollars, soit plus de 20 % du commerce annuel total de produits au Canada. L’emploi direct relié au secteur automobile est estimé à 570 000 emplois.
Juste au Québec, pensons-y, on compte 5 539 013 véhicules en service qui parcourent nos routes. C’est plus de 1,4 véhicule par habitant. On comprend dès lors bien le rôle clé que joue le secteur automobile dans l’économie. Ces activités économiques gravitent autour de la vente, de l’entretien et de la réparation de véhicules. À ceux qui se demandent s’il y a de l’avenir dans les métiers de l’automobile, la réponse est claire : des milliers d’emplois se profilent à l'horizon!

Les services automobiles au Québec, ce sont 10 500 entreprises et 100 000 travailleurs. Trois grands secteurs se démarquent : les services conseils dont la vente d’automobiles, de pièces et d’accessoires; l’entretien et la réparation de véhicules dont la mécanique automobile, la mécanique de véhicules lourds et la carrosserie; et le troisième secteur est celui de la vente, de l’entretien et de la réparation de véhicules récréatifs.
Les entreprises que l’on y retrouve possèdent toutes leurs particularités. Ce sont des entreprises de petite taille qui comptent en moyenne de trois à cinq employés; une infime minorité d’entre elles en compte plus de cinq. La moitié des entreprises de l’industrie des services automobiles sont regroupées à l’intérieur de corporations, d’associations ou de bannières, dans le but de se doter de structures administratives légales ou de promotion, pour faire valoir leurs intérêts. L’autre moitié des entreprises ne sont donc pas affiliées à un groupe. Ce sont des ateliers dits indépendants.
Le classement des entreprises se fait généralement autour des appellations suivantes : ateliers indépendants, carrosserie, concessionnaires d’automobiles, marchands de véhicules, magasins de pièces et d’accessoires, garages et centres de réparation. Peu importe le type d’entreprise, elles doivent toutes composer avec les mêmes défis, ceux de la main-d’œuvre (manque de relève), de l’évolution technologique (formation continue) et de l’environnement (gestion des déchets et recyclage).
Les 100 000 travailleurs de l’automobile se retrouvent à l’emploi de cette diversité d’entreprises. Un certains nombre de travailleurs, plus de 30 %, sont syndiqués et représentés à par trois centrales syndicales : la Centrale syndicale nationale (CSN), les Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA) et la Fédération démocratique de la métallurgie, des mines et des produits chimiques (CSD). L’âge moyen des travailleurs est de 45 ans et plus, et d’ici 2012, au moins 45 % d’entre eux quitteront pour la retraite. Plusieurs secteurs de l’industrie dénotent d’importants besoins de main-d’œuvre: c’est le cas du secteur de la carrosserie, de la mécanique de véhicules lourds, de la vente automobile, des services conseils et des véhicules récréatifs.
Le défi des travailleurs de l’automobile est de rester à jour dans leurs connaissances des nouveaux produits et des nouvelles technologies. La complexité des véhicules force les travailleurs à acquérir continuellement de nouvelles compétences.
L’industrie au Québec compte six comités paritaires (CPA) qui administrent un décret. Ils sont composés d’une partie patronale et d’une partie syndicale qui négocient une convention collective sur leur territoire. Leur but est de définir un nombre de normes minimales d’exercice du métier pour encadrer les conditions de travail dans les entreprises assujetties. La plupart des CPA dispensent des formations pour soutenir les employés dans le processus de qualification. Les régions où l’on retrouve ces comités sont : Montréal, Québec, l’Estrie, Laurentides-Lanaudière, le Saguenay-Lac-Saint-Jean et la Mauricie.
Le Comité sectoriel de main-d’œuvre des services automobiles (CSMO-Auto) intervient auprès de ce vaste réseau avec pour mission de soutenir les entreprises et les travailleurs en matière de gestion des ressources humaines, de développement de programme de formation, de promotion des métiers et de diffusion de l’information.
La Commission des partenaires du marché du travail contribue au financement des activités du CSMO-Auto.
Pour plus de renseignements sur le marché du travail et sur les programmes et services publics d'emploi, consultez le site d'Emploi-Québec.
27 avril 2011
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